Les U.S.A dans les quartiers ?

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Je trouve toujours ça étonnant que les USA viennent gentiment expliquer dans les quartiers populaires comment s’organiser, travailler, analyser…
Tout ce que les institutions françaises ne font pas les ricains vont le faire avec des moyens conséquents, c’est une forme de colonisation, non?
Je cite:
La révélation états-unienne
C’est Tara Dickman, ex-directrice nationale HIA (2007-2012), qui a eu l’idée d’apporter le community organizing au programme. En février 2010, après avoir rencontré le tout premier directeur de campagne d’Obama, Will Burns, la jeune femme se voit proposer un voyage à Chicago : « Avec Ladji Réal, Nassurdine Haidari, Leyla Arslan, Reda Didi, nous sommes partis pour deux semaines de training en community organizing.  Là-bas, on a reçu une formation qui était tellement profonde ! On ne peut pas juste en lire les notes, il faut la vivre ! Et là tout s’est mis en place dans ma tête, j’ai compris comment on pouvait faire bouger les choses en France. » Ce fut comme une révélation, une solution parfaite pour les minorités : « la question était de savoir comment peser. Moi, ce que j’ai vu en community organising là-bas, en faisant du porte à porte, en apprenant la méthodologie etc… c’est comment notre génération, qui est minoritaire, qui n’a pas les mêmes outils, la même histoire que la génération précédente, peut imposer ses problématiques sur l’agenda politique. » Tara n’a pas tardé à partager ce quelle avait appris aux Etats-Unis en mettant en place dès juin 2010 une semaine d’introduction au community organizing dans le programme HIA.

LA METHODE
« Il y a tout un travail autour de la notion de pouvoir. C’est un verbe et un outil. Soit tu l’as, soit quelqu’un d’autre l’a. Si tu n’assumes pas le fait de vouloir pouvoir changer les choses, tu ne pourras pas changer quoi que ce soit. » Autre notion importante, le self interest : « ce n’est pas la notion d’intérêt particulier, mais ce qui t’anime. On fait un exercice pour découvrir ton self interest, en revenant sur chaque grosse décision que t’as prise dans ta vie. » Le community organizer a besoin de connaître les « intérêts » des personnes avec qui il va travailler, ce qu’il obtient par le biais de porte à porte, d’entretiens… Pour Tara Dickman, ce qui est également important, c’est le fait que chacun trouve sa place : « Et contrairement à certains mouvements de quartiers où tu n’as que des leaders, donc où tu as des problèmes de confiance, des problèmes d’égo, des problèmes de travail, en organizing, tu as donc des organizers, qui sont comme des “coordinateurs de campagne”, et des leaders. L’organizer est dans l’ombre, il sait repérer des leaders, il sait trouver des intérêts. Il identifie les bonnes personnes pour les bonnes causes. »

L’article est là http://www.presseetcite.info/journal-officiel-des-banlieues/societe/humanity-action-la-nouveaute-du-community-organizing

La maison mère est ici
http://www.humanityinaction.org/France/50-objectives
Ca sent bon l’apolitique et en sous-main les states qui tirent les ficelles, c’est étrange, non?

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